Chèvres des Pyrénées : les soins

LES SOINS

Les soins que nous apportons aux chèvres concernent en réalité bien plus que les chèvres, puisque nos caprins s’insèrent dans un cycle lié à la végétation de la vallée, où l’amendement, les molécules chimiques, les parasites, et la pression du troupeau participent à sculpter, modifier et maintenir l’écosystème, qui maintient en retour les chèvres.  Ainsi, quand nous administrons un soin, préventif ou curatif, nous savons qu’il aura des répercussions sur la vallée, qui auront ensuite des répercussions sur les chèvres.

C’est pour cela que nous travaillons de préférence avec des matières naturelles, et de préférence en prévention.  Parce que les vermifuges et les antibiotiques sont tous deux des biocides, qui peuvent déséquilibrer et nuire à la vie bactérienne et fongique, ainsi qu’aux insectes, et donc aux oiseaux et aux poissons, il faut qu’ils soient administrés en dernier recours, quand les alternatives naturelles sont épuisées ou en cas d’urgence absolue.  Les molécules de nos laboratoires ont des réminiscences longues dans le sol, sont parfois absorbées par les plantes, et donc ingérées par les animaux, créant des accumulations qui peuvent être dangereuses au long terme, notamment pour le système immunitaire de nos chèvres. Nous le savons depuis longtemps pour les humains, pourquoi en irait-il autrement pour le reste du vivant ?

En caprin, renforcer le système immunitaire des chèvres nous semble la meilleure (sinon la seule) façon de lutter efficacement contre les parasites et les maladies.  Les chèvres sont parasitées, elles mangent des parasites à longueur de journée, mais un bon système immunitaire leur permet de ne pas laisser les parasites prendre le dessus, affaiblir les chèvres, et ouvrir la porte aux maladies.  

Cela passe par l’alimentation, qu’elles aiment tannique, d’où leur préférence affichée pour les ronces, les feuilles d’arbres et les écorces. Les tannins s’accrochent aux protéines, ceux des parasites par example, qui sont évacués avec les selles.

Nous leurs humains, nous pouvons aider à renforcer leur système immunitaire et à créer en elles des milieux défavorables aux parasites, ainsi qu’aux bactéries et champignons potentiellement nuisibles. Cela passe par les soins préventifs, et parfois par des soins curatifs quand on constate un affaiblissement.

En préventif, nous avons pu constater l’efficacité des hydrolats, ou eaux florales, associés au nigari, ou chlorure de magnésium, ainsi que de la décoction de graines de courge, le vinaigre de cidre et l’argile.  Sur cette page nous détaillerons les posologies que nous utilisons et vous trouverez tout en bas de la page les sources de nos informations quand il s’agit de livres ou de sites internet.

En curatif, nous avons été étonnés de voir l’efficacité des huiles essentielles, mais aussi de l’homéopathie et de l’ostéopathie, et il nous semble important de partager nos expériences vu le peu de documentation qui existe sur des cas concrets, sur des expériences menées par des éleveurs, des bergers et des vétérinaires. Comme pour le préventif, nous essayerons donc de décrire les cas de maladies et de blessures que nous avons pu soigner par ces moyens.

Quand nous disons que nous soignons de préférence en préventif avec des matières naturelles, cela indique que parfois nous sommes amenés à utiliser des molécules chimiques, qui interviennent en général en dernier recours lors des traitements curatifs. Certaines maladies sont fulgurantes, laissant peu de temps pour tester plusieurs remèdes.  Certains chèvres, et surtout les boucs, venant d’autres élevages, ont parfois été systématiquement traitées, souvent sur-traitées, avec des vermifuges et des antibiotiques, ayant pour résultat d’affaiblir un système immunitaire qui n’a jamais eu à faire ses armes, et qui ne peut pas les faire en une saison. Nous ne sommes donc pas totalement hors chimie, et ne le serons probablement jamais. Mais nous pensons pouvoir réduire drastiquement l’utilisation de vermifuges et d’antibiotiques sur notre ferme, pour le plus grand bien de la vallée entière, et accessoirement, pour notre porte-monnaie…

Nous ne sommes pas vétérinaires, les descriptions que vous trouvez ici ne sont que des témoignages de nos propres expériences d’éleveurs, et ne peuvent en aucun cas prétendre être des remèdes infaillibles.  Il est donc important de travailler en dialogue avec des vétérinaires ainsi qu’avec d’autres éleveurs et bergers, pour que ces expériences puissent participer à alimenter des recherches vétérinaires plus approfondies. 

Comme cette page se veut une ressource pour les éleveurs, et non pas une suite de nouveautés, nous modifierons et augmenterons au fur et à mesure les informations sur cette page plutôt que faire de nouvelles publications.  Si vous cherchez des informations sur une affection précise, utilisez l’outil « rechercher dans la page » (pomme F sur Mac, ctrl F sur PC), pour chercher des mots clés.

LES SOINS PREVENTIFS

HYDROLATS ET NIGARI

Depuis environ deux ans, nous procédons aux soins préventifs à base d’hydrolats, ou eaux florales, accompagnées de nigari, ou chlorure de magnésium. Nous constatons notamment une baisse significative de problèmes respiratoires et une meilleure santé générale de tout le troupeau : les chèvres ont un beau poil, l’oeil vif, et sont énergiques. Les hydrolats soutiennent le système immunitaire des chèvres et créent un milieu défavorable aux parasites.  Le nigari aide à évacuer toxines et parasites. Ces produits ne coûtent pas très cher comparés aux traitements chimiques, et nous estimons que nos frais vétérinaires ont diminué de 70%…

Nous faisons désormais une application ciblée de vermifuges ; la plupart des chèvres ne sont pas vermifugiées avec des vermifuges chimiques, seules certaines chèvres avec certaines molécules, quand on constate une baisse d’état général ou une affection spécifique grave. Et cela une fois par an. 

Nous procédons à une coproscopie deux fois par an, par lots de chèvres que nous groupons selon leur état général ou selon des critères d’âge ou de généalogie (les plus fortes, les plus faibles, les chevrettes, telle ou telle famille, par example).  Les résultats nous permettent de suivre l’évolution des populations parasitaires, mais nous constatons aussi que certaines chèvres sont en très bonne santé malgré un parasitage assez élevé, tandis que d’autres, moins parasitées, sont plus fragiles, ce qui nous amène à penser que c’est l’état du système immunitaire qui prime sur le nombre de parasites.

Attention, les hydrolats ne sont pas la même chose que les huiles essentielles, ils sont beaucoup plus doux et sollicitent beaucoup moins le foie.  Ils sont en fait les eaux que l’on sépare des huiles essentielles lors de la distillation.  Le nigari est une chlorure de magnésium naturelle, les Japonais s’en servent pour faire cailler le lait de soja dans la fabrication du tofu. Nous achetons nos hydrolats bio chez AromaPlantes, une distillerie située en Provence, et la chlorure de magnésium au Comptoir des Plantes, en seau de dix kilos.

Ce traitement se fait une fois par mois pendant trois jours autour de la pleine lune, période où l’activité des parasites est censée être au maximum. Nous tenons la recette du livre Aromathérapie pour les ruminants, de Françoise Heitz, aux éditions France Agricole.

Voici la posologie pour les chèvres gestantes :

30ml du mélange par jour par chèvre adulte, ce qui fait, pour 10 chèvres :

150ml d’eau

66ml d’hydrolat de grande camomille

44ml d’hydrolat de laurier

22ml d’hydrolat de thym à linalol (attention, pas de thym à thymol ! dangereux pour la gestation)

22ml d’hydrolat de pin sylvestre

50g de nigari

Cela correspond à 50% eau, 50% hydrolats, et 5g de nigari par chèvre adulte.

Les 50% d’hydrolats consiste en : 3 parts camomille, 2 parts laurier, 1 part thym à linalol, et 1 part pin sylvestre.

Pour les chèvres non-gestantes, les chevrettes et les boucs, nous ajoutons au mélange un hydrolat de sarriette, déconseillé pour les chèvres gestantes.

30ml par chèvre adulte ou par bouc par jour, 15ml pour les jeunes chevrettes (on commence quand elles ont environ 2 mois et on monte à 30ml quand elles ont 6 ou 7 mois), ce qui donne, pour 10 boucs ou 20 jeunes chevrettes :

150ml d’eau

57ml d’hydrolat de grande camomille

38ml d’hydrolat de laurier

19ml d’hydrolat de thym à linalol

19ml d’hydrolat de pin sylvestre

19ml d’hydrolat de sarriette

50g de nigari

Cela correspond à 50% eau, 50% hydrolats, et 5g de nigari par chèvre adulte.

Les 50% d’hydrolats consiste en : 3 parts camomille, 2 parts laurier, 1 part thym à linalol, 1 part pin sylvestre, et 1 part sarriette.

DECOCTION DE GRAINES DE COURGE

La décoction de graines de courge est un très bon vermifuge naturel, qui vient renforcer le traitement aux hydrolats pendant des périodes de haute activité parasitaire (printemps et automne).  On l’administre à mi-chemin, entre deux traitements d’hydrolats.

Pour 10 chèvres, il suffit de mettre 50g de graines de courges hachées dans 400ml d’eau froide, porter à ébullition 3 minutes, infuser 10 minutes, et filtrer. On donne 30ml par chèvre adulte (un seul jour), 15ml par jeune chevrette.

ARGILE

Il est important que les chèvres puissent accéder à de l’argile à volonté, dès leur plus jeune âge.  Elles savent quand elles en ont besoin et se servent d’elles-mêmes.  Nous intégrons de l’argile aussi dans les blocs à lécher (moitié sel, moitié argile, plus des mélanges de plantes anti-parasitaires, voir plus bas).  Les chevreaux sont très friands d’argile, qui les aide à faire la transition digestive lors de la mise à l’herbe.

VINAIGRE DE CIDRE

Le vinaigre de cidre aide à lutter contre la coccidiose. Cette lutte est indispensable pour les chevreaux au moment de la mise à l’herbe, période pendant laquelle nous donnons 5ml/chevreau dilué dans de l’eau une fois par semaine pendant un mois, puis une fois par mois pendant six mois, et le vinaigre de cidre est bénéfique pour les chèvres toute leur vie, administré ponctuellement.

LES BLOCS A LECHER

Nous commençons à fabriquer nos propres blocs à lecher : moitié sel, moitié argile, mélange auquel nous ajoutons d’autres ingrédients, dont :

Décoction de graines de courge

Thym serpolet séché (pour les non-gestantes)

Origan séché (pour les non-gestantes)

Achillée millefeuille séchée

Ce sont des plantes qui poussent dans la vallée, que nous cueillons et faisons sécher. 

Nous alternons avec des bassines à lecher du Comptoir des plantes et des blocs de sel pur sel.

BOITERIES

Nous avons une chèvre qui a eu une sciatique très jeune, dont nous ignorons la cause (un coup, une chute?), et de temps en temps, elle commence à boiter.  La particularité de sa boiterie est que sa jambe semble ne plus répondre, elle lâche sous son poids.  Il n’y a pas nécessairement d’inflammation, le problème est lié au système nerveux. Mais il suffit d’un court traitement homéopathique pour qu’elle retrouve la forme :

Ruta Graveolens 7ch

Hypéricum perforatum 7ch

2 granulés de chaque deux fois par jour jusqu’à amélioration, en général au bout de deux ou trois jours.

Nous avons essayé cette remède avec succès pour d’autres boiteries.  Si au bout de trois jours on ne constate pas d’amélioration on passe à autre chose.

Pour des boiteries avec une inflammation, cheville ou genou gonflé et chaud, une cataplasme d’argile à laquelle on ajoute quelques gouttes de huile essentielle d’eucalyptus citronnée ou d’hélichyrse italienne peut suffire à soigner la chèvre. On peut également appliquer trois gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus citronnée sur l’épi du garrot.

Suite à une malheureuse rencontre avec des chiens de randonneurs qui ont coursé le troupeau, une de nos chevrettes s’est mise à boiter, et nos remèdes habituelles ne donnaient pas de résultats.  Le vétérinaire a soupçonné un problème des ligaments croisés du genou, très embêtant parce que nécessitant ou une immobilité complète pendant un mois, ou une opération, très coûteuse. La première option est très risquée parce qu’une chèvre séparée de son troupeau déprime très vite, ce qui ouvre la porte à d’autres maladies. La deuxième option n’en était pas une puisqu’on ne la pratique en général que pour des humains ou des chiens.

Sur les conseils du vétérinaire, nous avons trouvé une genouillère pour chien, avec laquelle nous avons équipé la chevrette pendant les longues marches aller et retour entre la bergerie et le secteur de pâturage. Nous lui avons administré un traitement homéopathique : Rhus Toxicodendron 7ch, 2 granulés matin et soir jusqu’à amélioration. Nous avons vite constaté que la genouillère la soulageait, et au bout de quelques semaines la chevrette suivait de nouveau sans problème le troupeau.  La boiterie a progressivement diminué et à fini par disparaitre complètement.

Une chevrette a développé une boiterie suite à l’aggravation d’une maladie cutanée qui faisait apparaitre des croûtes derrière son pied.  Au début nous avons pensé à une gale et avons appliqué de l’huile de cade, mais sans résultat.  On a fini par comprendre que c’était un echtyma podal, que nous avons pu traiter avec une pâte d’argile à laquelle on a ajouté des huiles essentielles de ravintsara, laurier noble et lavandin super, appliquée sur les croûtes.

Pour un pot de confiture rempli à moitié de pâte d’argile, j’ajoute 10 gouttes de ravintsara, 10 gouttes de laurier et 20 gouttes de lavandin.

On a accompagné ce soin d’un traitement homéopathique :Rhus toxicodenron 5ch, 2 granulés 2 fois par jour pendant trois jours.  

La chèvre a vite guéri en couplant ces deux remèdes, bien qu’on ne puisse pas savoir si c’est un des remèdes ou les deux qui ont été efficaces.

MISES BAS

Les deux huiles essentielles à avoir dans sa poche pendant la période des mises bas sont le basilic tropical et la palmarosa. La première sert à dilater le col de l’utérus, la deuxième à renforcer les contractions. Nous essayons de ne pas intervenir trop tôt. Si la mise bas se passe bien, mieux vaut laisser la chèvre faire son travail, on peut la stimuler en lui faisant sentir le liquide amniotique.  

Les huiles essentielles s’appliquent sur trois points : les deux points dits VG-2bis, situés d’un côté et de l’autre de la colonne vertébrale, au-dessus des os des hanches à 3-4cm de la colonne, et puis le troisième point sur la colonne vertébrale au niveau de l’attache de la queue. Si jamais les huiles essentielles n’arrivent pas à débloquer une mise bas difficile, il ne faut pas hésiter à intervenir manuellement (ou à faire intervenir un vétérinaire).

COUPS DE MOU

Un des premiers signes de maladie chez les chèvres est une posture tête basse et un manque d’énergie.  La chèvre essaye souvent de mettre la tête dans un coin noir ou contre le mur de la bergerie.

Mais on peut souvent court-circuiter la maladie en intervenant le plus tôt possible, avec un petit traitement de trois jours qui consiste en :

3 gouttes de HE (huile essentielle) de ravintsara

3 gouttes de HE de tea tree

3 gouttes de HE de laurier

10 gouttes de teinture mère d’échinacea

5 gouttes de teinture mère de propolis

10ml d’huile d’olive

Faire boire à la chèvre en utilisant une seringue. Répéter une fois par jour pendant trois jours. Ce mélange peut être utilisé pour des chèvres gestantes.

Pour les chèvres non-gestantes, on peut remplacer le laurier par de l’huile essentielle de girofle (3 gouttes), ou de thym à thymol (réduire à 2 gouttes) ou de l’origan (réduire à une goutte).

ECHTYMA

L’echtyma, ou la musaraille comme on dit par chez nous, survient au printemps ou à l’automne, et apparaît le plus souvent sous forme de boutons autour de la bouche, qui deviennent très vite des croûtes purulentes et gonflées, qui peuvent saigner et s’infecter, et empêcher les chevreaux de téter quand ils sont très jeunes.  Ce sont surtout les chevreaux de l’année qui sont atteints de cas graves, les adultes s’immunisent ou ont des cas légers. Mais si l’on intervient vite on peut souvent empêcher que la maladie se développe.

On commence à pister la maladie au printemps. Dès qu’on voit un bouton près de la bouche, ou même dès que les commissures des lèvres des chevreaux nous paraissent un peu gonflées ou sèches, on applique sur ces endroits une pâte d’argile à laquelle on a ajouté des huiles essentielles de ravintsara, laurier noble et lavandin super. Le plus souvent, cette pâte arrête net le développement des croûtes.  Il faut continuer à appliquer la pâte pendant une bonne semaine et tant qu’il y a de nouveaux boutons, pour être sûr que le virus soit éradiqué (en fait c’est le système immunitaire de la chèvre qui finit par résister, les huiles essentielles et l’argile soutiennent ce système et combattent les symptômes).  Comme l’argile sèche la peau, on peut appliquer en fin de traitement de huile de coco avec de l’huile essentielle de lavandin super pour aider à réhydrater et cicatriser les lésions, et à faire tomber les croûtes.

Pour un pot de confiture rempli à moitié de pâte d’argile, j’ajoute 10 gouttes de ravintsara, 10 gouttes de laurier et 20 gouttes de lavandin.

Il existe aussi un echtyma podal qui apparait derrière le pied, et qui peut finir par faire boiter la chèvre.  La première fois nous avons mis du temps à se rendre compte que c’était un echtyma, mais une fois diagnostiqué on a pu le traiter avec cette même pâte d’argile.  Nous avons aussi testé à cette occasion un remède homéopathique : Rhus toxicodenron 5ch, 2 granulés 2 fois par jour pendant trois jours.  La chèvre a vite guéri en couplant ces deux remèdes, bien qu’on ne puisse pas savoir si c’est un des remèdes ou les deux qui ont été efficaces.

DIARRHEES

Dès que les crottes commencent à trop s’agglomérer ou deviennent de la bouse, nous administrons une eau d’argile, ce qui très souvent règle le problème (1cc d’argile dans un peu d’eau, mélanger et laisser se sédimenter, aspirer l’eau avec une seringue et faire boire à la chèvre).

Si l’argile seule n’améliore pas la situation, on ajoute à l’eau d’argile trois gouttes de huile essentielle de basilic tropical (une goutte pour un chevreau), une dose par jour pendant trois jours si besoin, en général une dose suffit pour régler le problème.

Dans les rares cas où la diarrhée persiste malgré ces traitements, nous avons constaté de très bons résultats avec de l’homéopathie : Natrum Muriaticum 7ch, 2 granulés 2 fois par jour pendant 3 jours, surtout dans les cas de diarrhées persistantes des chevreaux, diarrhées abondantes chez des chèvres qui gardent l’appétit mais qui maigrissent, souvent avides de sel. Certaines chèvres croquent les granulés comme des bonbons, d’autres essayent de les recracher… il est donc aussi possible de dissoudre les granulés dans de l’eau et de faire boire cette eau à la seringue. 

LES YEUX

Difficile parfois de savoir si un oeil fermé et enflammé résulte d’un coup de corne ou d’une bactérie. En tout cas, si un voile blanc se forme sur la cornée, la première chose à faire est de verser une cuillère à café de sucre blanc bio dans l’oeil (ça peut paraître barbare mais souvent ça suffit pour résoudre le problème). Ensuite, plusieurs options : collyre, ou huile essentielle de tea tree (1 goutte dans l’oeil, 1 fois par jour pendant 3 jours). En homéopathie : Arnica 5ch si on soupçonne un coup de corne, Apis 5ch ou 7ch si on soupçonne plutôt une maladie. Nous avons réussi à guérir un oeil qui résistait à tous nos traitements habituels avec, en homéopathie : Mercurius corrosivus 5ch (2 granules matin et soir pendant 3 jours, puis 1 fois par jour pendant 3 jours).

SOURCES

Livres :

Aromathérapie pour les ruminants, de Françoise Heitz, aux éditions France Agricole

Vade-mecum homéopathique de l’élevage en milieu pastoral, aux éditions Repas

Sites :

https://www.chevredespyrenees.org Association de La Chèvre de race pyrénéenne

https://www.scaprin26.com/phytotherapie-accueil Syndicat caprin de la Drome

Un grand merci au vétérinaire Daniel Candebat pour ses soins et ses conseils en homéopathie.


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s