Le Hourc dans la presse régionale

Pour la série de portraits qu’il rédige pour la Nouvelle République des Pyrénées et la Dépêche, le journaliste Ioan Bessières nous a rendu visite au début de cet été.

Voici le bel article fruit de cette rencontre.

article nouvelle republique

« Fred et Jen se sont lancés il y a 6 ans, dans la restauration d’une grange foraine. En conservant la philosophie du lieu, ils y ont développé des solutions innovantes et durables qu’ils font partager.

S’inspirer de l’intelligence, du savoir-faire et des techniques pastorales ancestrales en les mariant avec des solutions innovantes pour faire émerger un mode de vie respectueux de l’écosystème. C’est la démarche initiée par Fred et Jen, il y a six ans, avec l’achat et la restauration d’une grange foraine niché au cœur de la vallée de Lesponne, à 1,100 m d’altitude. Après avoir arpenté les grandes mégalopoles mondiales, le couple, qui évolue dans le milieu de la création artistique, a décidé de revenir s’installer dans les paysages montagnards des Hautes-Pyrénées et terre natale de Fred, originaire de Tarbes. «On avait besoin de lier notre activité intellectuelle à une activité manuelle. Depuis longtemps le projet de remettre un vieux tas de cailloux debout, nous trottait dans la tête mais avec aucune volonté de vivre dans le passé ou de se retirer du monde. L’objectif était de perpétuer ce patrimoine emblématique pyrénéen tout en l’inscrivant dans un futur durable», expliquent-ils. L’isolement de ces granges-étables de montagne, implantées au milieu des prairies de fauche, entre les estives et le bas de la vallée, a naturellement conduit les hommes à mettre en place des systèmes autonomes de gestion sociétaux, économique et écologique. «Avant de nous lancer, nous avons effectué un long travail de documentation, d’observation, pour comprendre comment fonctionne le lieu afin de ne pas trahir sa philosophie, malgré l’ajout de touches de modernité nécessaire. Et, surtout, comprendre en quoi elle pouvait nous servir dans notre quotidien dans lequel nous sommes arrivés au bout d’un processus industriel.» Le projet de restauration a été entièrement mûri pour que la bâtisse redevienne, trois siècles après sa construction, à nouveau autosuffisante. Si, sur les poutres vermoulues, sont gravées des inscriptions, témoignages du passage des hommes et des femmes qui les ont précédés, le jeune couple, quant à lui, veille à dénaturer le moins possible ce milieu préservé. Grâce aux panneaux photovoltaïques, à une petite turbine hydroélectrique et à une consommation raisonnée, leur habitation est entièrement alimentée par une énergie propre et renouvelable. «Nous avons également remis en état de fonctionnement le leytès, ancêtre du réfrigérateur, qui permet de rafraîchir naturellement les aliments par la circulation de l’eau provenant de la source située sur le terrain. Mais nous disposons aussi de tout le confort moderne, d’une machine à laver ou d’internet». Ils ont également mis en place des installations novatrices de compostages, de recyclage et de filtrage des eaux, systèmes, comme ils aiment à le souligner, «très peu coûteux mais avec un coût énorme pour le milieu naturel». Au-delà de l’utilisation du soleil et de l’eau, c’est également de la terre qu’ils puisent leur autonomie. Comme les bergers qui les ont précédés sur ce sol fertile, ils ont recréé un potager en terrasse qu’ils cultivent en permaculture. «On n’invente rien du tout, on reprend des techniques que l’on remet au goût du jour avec l’avancée des connaissances actuelles.»
Une ambition qui profite au-delà de la vallée
Depuis le début de cette aventure, le couple fait partager son expérience, étape par étape, sur un blog et n’hésite pas à ouvrir régulièrement les portes de sa grange. Le discours n’est pas celui de dire : ‘’Venez vous installer à la montagne, c’est mieux ‘’. L’idée était de simplement essaimer les solutions que nous avons mises en œuvre pour en faire profiter le plus grand nombre. Et surtout démontrer qu’elles sont fonctionnelles et que chacun peut s’en inspirer pour modifier son comportement, peu importe où il se trouve.» Pour ceux qui voudraient passer quelques jours en totale immersion et autonomie dans une nature enchanteresse et préservé du Haut-Adour, Fred et Jen ont aménagé deux chambres d’hôtes dans un esprit refuge de montagne avec une vue imprenable et magnifique sur le Montaigu. Ils proposent également des tables d’hôtes pour venir découvrir et profiter des secrets des plantes comestibles. »
Leur blog : http://www.grangeforaine.com
Ioan Bessières


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